La ville

Publié le 28 Juin 2008

J’ai franchi la frontière de la grande ruche bétonnée avec hésitation.

Comme si je vendais mon âme.

J’ai tout de suite perçu l’incongruité de ma réaction.

Ce n’est qu’une ville…

Et je vivais en ville ! Alors quoi ?

Cependant, je crois comprendre ce qui justifie mon malaise. Ce sont les vides.

Parmi eux, le plus dérangeant est le silence.

Cette absence de bruit engraisse mon angoisse. Ça rend l’atmosphère si dense

qu’il me pèse comme la pression des profondeurs marines.

Je me surprends à avoir le souffle qui me manque.

Je m’arrête.

Il faut que je respire …
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Rédigé par nkarna

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